Retour Plan D5I-39. L´invention du parapluie, 420 rue Saint Honoré
Le terme apparaît dans les « Farces » de Tabarin : le bateleur du Pont Neuf assurait en riant que son immense chapeau était à l’origine de l’invention ! mais l’usage est long à se répandre, et le Dictionnaire de l’Académie Française l’admet seulement en 1718. Depuis 1710, un certain Jean Marius commercialise ici un modèle de « parapluie brisé », c’est à dire pliant, qui fait fureur. Cependant un témoin note en 1768 : « Ceux qui ne veulent pas se confondre avec le vulgaire aiment mieux courir le risque de se mouiller que d’être regardés dans les promenades comme gens qui vont à pied ; car le parapluie est la marque sûre qu’on n’a pas d’équipage ». Afin d’y remédier se crée en 1769, une société de location, dont le lieutenant de la Police, Nicolas de Sartine fait afficher le règlement dans les rues de Paris. Leurs parapluies en taffetas vert sont numérotés, ainsi que la lanterne du gagne-denier, afin de reconnaître aisément le porteur. Il y a, vers 1848, près de 400 fabricants établis dans la Capitale.

The term appears in the "Jokes" Tabarin: The Fool of the New Bridge laughingly assured that his huge hat was the cause of invention! but usage is long to spread, and the Dictionary of French Academy admitted only in 1718. Since 1710, a certain John Marius markets in a model of "broken umbrella", ie bending, which is all the rage. However, a witness noted in 1768: "Those who do not want to be confused with the vulgar prefer to risk getting wet than being regarded as walking in people who go on foot because the umbrella is the sure sign that there was no crew. To remedy was created in 1769, a leasing company, the lieutenant of police, Nicolas Sartine have posted the settlement in the streets of Paris. Umbrellas taffeta green are numbered, and the lantern of earning a penny, to easily recognize the wearer. There are about 1848, nearly 400 manufacturers in the Capital.